Tout commence par une transmission. Le père de Joy lui confie, au fil des soirées d'été au Liban, bien plus que des recettes : un héritage vivant, nourri d'épices du Moyen-Orient, d'influences méditerranéennes et d'une curiosité qui pousse toujours à cuisiner au-delà des frontières.
Quand Joy pose ses valises à Liège, elle n'apporte ni bijoux ni étoffes — mais ces saveurs-là, et l'envie de les raconter autrement. Les recettes traditionnelles se réinventent doucement, les mezzés se déposent sur la table comme autant de chapitres d'un livre qu'on feuillette à plusieurs. Les vins de la Bekaa parlent d'une terre patiente ; les desserts referment le carnet sur la promesse d'un bonheur qui dure.
Le décor — pierres de Liège, bois clair, dessin du cèdre — accueille le rituel d'un repas qui prend son temps. On vient ici pour écouter, déguster, recommencer. Et parfois, on emporte un peu de ce Liban-là avec soi.